Peek A Boo côté chanson
Fresque sonore & visuelle
Chansons Intimes (60 mn tout public)
Il y eut le temps du silence.
Puis commença à sourdre le murmure
qui devint parole qui devint chant.
Nadine écrit…puis enguirlande ses mots de musique comme l’eau de la rivière épouse des pierres du lit, comme le vent file entre les branches de l’arbre. Et là niche Claude…qui tisse des arabesques autour d’elle et de ses cris de l’âme.


Une somme où il semble que le mot et le son se cascadent et se multiplient, s’échangent et se rassemblent à l’unisson, devant toi.





L’AN 01 SELON PEEK A BOO : ciné-concert (45 minutes)

« L’An 01 de Gébé/Doillon…on arrête tout, on recommence »,
Ce film culte de 1973 a 50 ans et pas une ride : il est toujours d’une actualité brûlante…malheureusement pour les hommes et la planète.
Le Pourquoi
Pour Peek A Boo, groupe de musique instantanée touche à tout, revisiter cette fable utopiste était inévitable.
Voix, Clarinette, Guitare, Claviers, Percussions et Objets…
Peek A Boo explore en musique cette éternelle utopie réaliste :
l’émergence d’un vrai nouveau monde juste.
Le Comment
Contact fut pris et Jacques Doillon nous a dit : « Faites de l’An 01 ce qui vous semble bon et bien et ce sera bien bon ! »

Nous avons entièrement recomposé le montage du film pour en faire un ciné-concert :
en appuyant par mégarde sur la touche avance rapide du magnétoscope… cela racontait autre chose, différemment.
Ainsi, la texture et la structure du film ont été remaniées, alternant dialogues du film, commentaires samplés et plages musicales improvisées sur scène comme au temps du cinéma muet.
Le Film
Premier long métrage de Jacques Doillon, L’an 01 est au cinéma ce qu’une coopérative est au monde du marché : c’est d’abord un film collectif, écrit par Gébé, d’après sa BD enrichie par les propositions des lecteurs. Alain Resnais et Jean Rouch ont réalisé 2 séquences.
L’argument : La population décide : «On arrête tout» puis
«Après un temps d’arrêt total, ne seront ranimés que les services et les productions dont le manque se révélera intolérable».
L’entrée en vigueur de ces résolutions correspond au premier jour d’une ère nouvelle, l’an 01.

Distribution : Gérard Depardieu, Miou-Miou, Coluche, Josiane Balasko, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Daniel Auteuil, François Béranger, Jacques Higelin mais aussi Cabu, Wolinski, Cavanna, Professeur Choron, Delfeil de Ton, Gotlib… La plupart d’entre eux faisant ici leur première apparition à l’écran.
L’HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES SELON PEEK A BOO ET PIERRE LIEUTAGHI, d’après Jean Giono (55 mn tout public)

TEASER L’HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES
Est-ce un rêve ou une prière ?
L’univers intemporel de Giono oscille entre les deux.
Touchés au cœur par ce texte admirable à l’argument simple mais efficace comme un poème qui fait mouche, nous avions la volonté de rendre hommage à ce manifeste d’écologie, ni politique, ni même citoyenne, simplement humaine.
Pour rendre justice à la richesse du propos, nous avons conçu le projet d’explorer et d’exposer les multiples facettes qui le constituent à travers un spectacle lui aussi multiforme.




Nous nous sommes appuyés sur le film d’animation éponyme réalisé en 1987 par Frédéric Back. Nous en avons supprimé la bande son pour recréer une narration singulière par le comédien Philippe Payraud. La musique jouée sur scène a été composée par les musiciens de Peek A Boo.
Ajouter une perspective supplémentaire fut notre leitmotiv.
Pour élargir la portée du texte de Giono jusqu’aux temps présents nous avons pu travailler avec l’ethnobotaniste et philosophe de notre région Pierre Lieutaghi qui nous apporta des éléments lumineux donnant un éclairage sociologique précieux sur le rapport à la nature au milieu du XXème siècle. Ses propos sont intégrés au spectacle pendant des arrêts sur image.
Le film est projeté sur écran au dessus des musiciens pour ne pas en altérer l’intégrité et une vidéo projection d’images tout autour de l’écran permet de nous fondre dans le graphisme général.
Le déploiement de pop-up géants, l’apparition d’accessoires, le décor traversé par le comédien et les objets qu’il manipule, tous ces évènements rythment le cours du spectacle et offrent, par effet miroir, la possibilité d’une double lecture appréciée à la fois par les plus jeunes et les adultes. En outre, nous mettons à disposition un cahier du spectateur à destination des scolaires.
Les propos de Pierre Lieutaghi, s’ils nous ont grandement inspiré, nous ont donné des contraintes. Nous avons donc pris le parti de réaliser tous nos décors et accessoires en carton recyclé et transformé….même le fond de scène est un ancien décor récupéré et restauré.
Depuis 1993, Peek A Boo explore les chemins de traverse, les espaces sonores issus de séances d’improvisation qui servent de terreau au scénario musical de nos spectacles.
C’est ainsi qu’a été forgée la musique de « L’Homme qui plantait des arbres selon Peek A Boo » : petit à petit un ensemble cohérent a émergé autour d’une idée centrale, une sorte de leitmotiv que nous avons appelé le thème d’Elzéard et qui émaille le spectacle, comme un écho et un rappel des choses essentielles.
Nous avons, là aussi, pris garde à ne pas illustrer ce qui n’a pas besoin de l’être. La musique suit son propre développement thématique comme un tout indépendant mais qui ne peut être détaché de l’ensemble.
Une des marques de fabrique de Peek A Boo est l’utilisation musicale d’objets évoquant les évènements du quotidien : le son familier d’une tasse à café manipulée, d’un appeau, d’une lame de scie circulaire frappée, d’une barre de fer frottée contre des cordes…héritage de la fréquentation des musiques « innovatrices » de Fred Frith et consorts.
LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI : ciné-concert
(55 mn tout public)

Ce film de Robert Wiene ( 1919 ) est un manifeste de l’expressionnisme allemand : décors peints en anamorphose, intrigue délirante, personnages ubuesques…


Ce défilé de situations quasi psychédéliques exige l’exécution d’une musique en direct qui nous demande de réagir instantanément au déroulé de l’action. Un thriller étonnamment moderne.
BÉTON – GAZON : spectacle de rue/déambulation
(45 mn modulables)
Une déambulation animée par de joyeux drilles qui vous chuchotent à l’oreille, entonnent des comptines aux paroles revisitées, martèlent des rythmiques aux sons de truelles et de bétonnières.





Béton Gazon, laissez fleurir le goudron, retrouvons les valeurs qui nous font respirer.
Déambulation organisée par la librairie La Carline de Forcalquier, au Jardin du Mille-Pattes, autour des illustrations d’ Emmanuelle Houdard, auxquelles les costumes font référence.





Un conteur et les Cornegidouilles : chant, danse, interventions, déplacement d’objets…